Deux réunions ont eu lieu le 28 Novembre et le 1er Décembre
Une quarantaine de personnes y ont participé.
Les participants souhaitent étudier le programme pour mieux le partager et le faire connaître, mais l’actualité autour des candidatures a focalisé le débat sur cette problématique que la plupart auraient voulu retarder le plus possible.
Le débat c’est articulé autour de :
- Prioriser jusqu’aux élections l’expression et l’engagement collectif, à notre niveau et au niveau national pour porter les propositions du programme.
- Porter collectivement la candidature qui aura été retenue.
- Volonté d’avoir une candidature qui rassemble l’ensemble des composantes
- Chacun a pu apporter librement son point de vue et ses préférences, voir son choix de candidat.
Ce qui c’est dégagé du débat
Une ou un dirigeant ne peut incarner la dynamique créée, ce qui écarte Marie-George Buffet, mais aussi Olivier Besancenot s’il rejoignait le mouvement.
Ce rassemblement doit durer au-delà des présidentielles
On ne doit éliminer personne, chacun à sa place dans cette dynamique collective
Le meilleur des portes parole c’est le programme
On n’envoie pas un candidat au casse-pipe, on ira tous ensemble.
Nous avons une responsabilité collective, il faut combattre le bipartisme à l’américaine.
Nécessité d’avoir un porte voix
On joue sur un terrain qui n’est pas le nôtre, ce n’est pas nous qui avons défini les règles.
C’est l’image qui prime
Nous aurions bien mieux fait de déplacer plus tard le débat sur les candidatures comme l’avais proposé P. Braouezec.
Une seule personne c’est déclaré choquée du débat qui consiste à diaboliser le PCF et d’en écarter la candidature d’un dirigeant.
Il faut que dans cette campagne, nous ne personnalisions pas à outrance le candidat. Les portes parole c’est une façon de faire de la politique autrement. Tous les candidats ont leur légitimité
D’où la nécessité d’un travail en commun, une campagne collective, qui porterait la diversité.
C’est un mouvement qui est candidat.
Il y a urgence à redorer le blason, le coté unitaires des collectifs.
Nous devons clairement déclarer que nous n’irons pas dans un gouvernement social libéral
Ce qui m’interpelle et ce qui me gène, c’est l’image que l’on met en avant, l’individu n’est pas seul, il sera porté par le collectif.
Il s’agit de choisir un candidat pas pour nous plaire, mais pour plaire à l’ensemble des électeurs et pour porter un programme présidentiel.
Je crois que le parti communiste aurait gagné en confiance, en crédibilité à ne pas présenter de candidature et notamment celle de sa dirigeante. Pour José Bové, je ne crois pas qu’il incarne malgré sont côté sympathique les préoccupations de tous, Patrick Braouezec est un bon candidat pour le 93, mais je ne crois pas que cela suffise à représenter l’ensemble du territoire. Yves Salesse que j’ai eu la chance d’entendre est très intéressant pour un public attentif et aguerrit, mais je ne crois pas qu’il passe à la télé, trop austère.
Je suis préoccupée de voir à quel point le PCF est dans l’illusion complète de vouloir représenter le rassemblement. Je ne tiens pas quitte les partis qui portent les difficultés dans lesquels nous sommes aujourd’hui. Le PC n’incarne pas seul le rassemblement du 29 mai, en m’engageant je n’ai pas répondu au PCF.
Il se dégage déjà des noms mais le plus important c’est le programme, donner un nom risque de caricaturer notre action.
Les raisons du choix
A l’issue de la discussion, le choix de Clémentine Autain s’est très largement dégagé et arrive loin devant les autres
Clémentine Autain
Vu plusieurs fois dans un débat télé en face d’un “renard” de la politique, elle est efficace, claire et pertinente. Elles a travaillé aux propositions et les connaît. Elle ne laisse pas indifférents, on à besoin d’un leader et vite, besoin de clarifier la situation, on a besoin que les jeunes prennent la parole, elle est la passion de la jeunesse, et c’est bien qu’elle soit dans notre camps.
C’est une militante, une féministe, une femme engagée.
Je ne voudrais pas que le combat des femmes ne soit porté que par Ségolène Royale.
Elle est, le porte parole de la jeunesse, elle peut amener des personnes nouvelles à la politique.
Confiance et loyauté sur le programme, nous devons faire un maximum de voix, le vote des jeunes est important. Si les jeunes ne se sentent pas entendu, et quelque soit la qualité de nos propositions, si elles ne sont pas incarnées par quelqu’un qui les séduisent, ils iront voter S. Royal dès le premier tour (vote utile). La jeunesse s’identifiera plus à Clémentine. C’est une candidature qui aura la possibilité d’entrer chez les jeunes.
Elle se défend bien dans les débats, la jeunesse est un argument important
Elle incarne la jeunesse, le dynamisme de notre mouvement, l’espoir de faire venir les jeunes à la politique.
Yves Salesse
Il est le plus a même de débattre du programme, il le connaît parfaitement, il a le profil le plus consistant, l’étoffe d’un chef de gouvernement.
Il porte bien le débat sur le fond et fait vivre les propositions
Moins connu.
José Bové
Il semble avoir plus conscience des problèmes mondiaux alter mondialistes. Mais on ne le voit pas dans les entreprises.
Patrick Braouezec
Il incarne les difficultés sociales vécues dans les banlieues, il est issu du 93.
Nous avons désigné Christine Castejon et Pascal Bechenit pour nous représenter à la rencontre des collectifs nationaux.